Klaus Nomi

Klaus Nomi, né Klaus Sperber, le 24 janvier 1944 à Immenstadt, Bavière, et mort le 6 août 1983 à New York, est un chanteur allemand.

Icône de la scène new wave et synthpop du début des années 1980, il apparaît à la fois comme un chanteur d’opéra hors norme et un artiste de cabaret au look inclassable.

Klaus Nomi étonne son temps par sa tessiture très étendue (sa voix de baryton-basse mêlée à celle de contre-ténor), son style musical new wave expérimental, son look extraterrestre et synthétique inclassable.

Klaus Sperber grandit à Berlin-Ouest, où il se prend de passion pour l’opéra mais aussi pour le rock ; il raconte avoir pris en cachette de l’argent à sa mère pour s’acheter un disque d’Elvis Presley. Après des études de musique, dont à l’opéra, au Deutsche Oper Berlin, il se produit en public une première fois à Berne, Suisse, dans l’opéra Bastien et Bastienne de Mozart. On retient de lui une large culture musicale.

Il s’installe en 1972 à New York, à l’âge de 28 ans. Il évolue au sein de la scène artistique underground de l’East Village. Il se produit dans des cabarets, où il propose un spectacle inclassable mêlant opéra, musique expérimentale, musique électronique et new wave.

Repéré par David Bowie, Klaus Nomi est engagé par celui-ci comme choriste avec Joey Arias pour un passage à l’émission télévisée Saturday Night Live, le 14 décembre 1979. Admirant le costume porté par Bowie pour cette émission et inspiré de Tristan Tzara, Nomi se fait faire son fameux costume extraterrestre. Par la suite, il signe son premier contrat sous le label RCA Records et sort deux albums de new wave/synthpop.

Son style original plaît autant à un public jeune qu’âgé. Son public apprécie pour la plupart son look délirant et sa façon de chanter l’opéra. Sa voix extraordinaire pouvait passer du soprano au « général prussien ». De son premier album, à la grande surprise de son label, le public préfèrera ses morceaux « classiques » (notamment avec son premier grand succès, The Cold Song, extrait du semi-opéra baroque King Arthur de Henry Purcell) aux morceaux orientés vers la musique pop/rock, électronique.

Pour assurer ses dernières tournées, Klaus Nomi, malade et physiquement très éprouvé, est obligé de se faire des injections.

Avec le temps, son personnage s’était étoffé, pour devenir une marque de fabrique charismatique, et il pouvait désormais se porter vers un travail beaucoup plus ambitieux, avec des compositions plus personnelles, surtout avec l’utilisation du synthétiseur Fairlight, disponible dès les débuts de 1983, mais il n’en aura pas le temps.

Quelque temps avant de mourir, il reçoit à Paris un disque d’or.

Il meurt du sida à 39 ans, le 6 août 1983, à New York. Il est l’une des toutes premières célébrités victimes de l’épidémie.

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